La Lettre de l’Expansion datée du 1er février 2010 annonce que :
« Jean Sarkozy lorgnerait sur Asnières pour se doter d’un ancrage municipal. A Neuilly-sur-Seine sur Seine, il lui sera difficile de défier Jean-Christophe Fromantin, désormais bien implanté. Patrick Balkany compte par ailleurs se représenter à Levallois-Perret. Intérêt d’Asnières: reprendre une ville sociologiquement à droite et actuellement dirigée par une coalition PS-DVD-MoDem. »
J’ai été le premier à lui suggérer de se présenter à Asnières et je me souviens parfaitement de sa réaction. Surpris, il m’avait demandé si j’étais sérieux !
Par la suite, il a fallu le convaincre de venir se rendre compte à Asnières de la situation politique notamment dans les quartiers nords jugés populaires et hostiles à la droite et particulièrement à Nicolas Sarkozy.
C’est Mohamed Bentebra (baptisé « Monsieur 5% » compte tenu de ses résultats plus qu’honorables aux cantonales 2004) qui a organisé une visite improvisée suivie d’un débat au coeur des quartiers. Jean Sarkozy avait pris son temps pour échanger et débattre avec des jeunes de son âge venus lui parler face à face de leurs inquiétudes.
Alors, je ne m’étonne pas que la presse ait fini par découvrir l’intérêt croissant de Jean Sarkozy pour la circonscription d’Asnières.
Pour autant, comme je l’ai souligné lors de mon premier entretien avec ce dernier, il ne suffit pas de le vouloir il faut aussi bien connaître Asnières et gagner le coeur des Asnièrois.
Hier, Jean Sarkozy venait applaudir Manuel Aeschlimann laissant entendre qu’il soutiendrait le Député sortant.
Aujourd’hui, il serait candidat à la députation pour la 2ème circonscription des Hauts-de-Seine, Asnières-Colombes sud.
Pourquoi pas! Après tout, il en a l’étoffe et les moyens.
Les ennuis judiciaires de Manuel Aeschlimann aiguisent les appétits et renforcent l’ambition des prétendants à la députation.
En effet, si Manuel était condamné à une peine d’inégibilité on pourrait imaginer qu’il ne puisse se présenter aux prochaines élections législatives prévues en 2012 et/ou qu’il puisse y avoir une élection législative anticipée…
Il n’est donc pas surprenant que l’UMP cherche à anticiper l’avenir pour récupérer une des 30 plus grandes villes de France, qui plus est dans le département le plus riche de France.
Dans tous les cas de figure Manuel entend avoir son mot à dire.
Il a d’ores et déjà « lancé » son épouse, Marie-Dominique Aeschlimann, pour lui succéder en cas d’incapacité.
Force est de constater qu’il a bien senti le danger ; il ne néglige en effet pas ses efforts pour tenter de « tenir le terrain » et empêcher qu’un concurrent n’émerge avant les prochaines échéances électorales.
Tout dépendra donc des décisions de justice le concernant et de la qualité de ses adversaires.
En 2008, le Tout Sauf Aeschlimann (TSA) a payé puisque toutes les forces politiques présentes sur la ville de l’Extrême gauche à l’Extrême droite se sont données la main pour le faire chuter et rejeter sa pratique de la politique.
Cette stratégie ne pourra pas être répétée. La situation politique a considérablement évolué.
D’un côté, une coalition jugée contre nature par l’électorat de droite et de l’autre, une UMP éclatée et profondément affaiblie par son échec aux dernières municipales.
Les conseillers généraux d’Asnières ne se cachent même plus et critiquent ouvertement celui qui les a présentés croyant qu’une condamnation ferme et définitive d’inégibilité leur ouvrirait les portes de l’Assemblée nationale et de la Mairie.
Plus récemment encore, un ancien maire-adjoint, Laurent Martin Saint Léon s’est positionné comme « Villepiniste » pour marquer sa différence et jouer sa partition.
Pour ma part, je reste convaincu que quel que soit le candidat à la candidature il ne gagnera pas les élections sans réussir à fédérer autour de lui les personnalités qui ont animé l’histoire politique d’Asnières ces dernières années.
Autrement dit, l’UMP ne pourra pas imposer son choix au risque de se retrouver dans la même situation qu’en 2008 avec des forces de droite qui s’affrontent pendant que le PS se frotte les mains et récolte les fruits de ces luttes intestines.
Jean Sarkozy devra avant toute chose « recoller les morceaux » en réunissant tout le monde autour d’une table et en établissant une feuille de route avec l’ensemble des personnalités publiques ou privées d’Asnières.
En attendant, les résultats des régionales nous donneront une 1ère idée du travail à accomplir pour restaurer la puissance locale de la droite républicaine.
On verra aussi si la conseillère générale du canton nord doit représenter l’UMP aux cantonales de 2011.
A mon sens ce serait une erreur. Dépourvue de tout sens politique et d’ambition pour Asnières, elle n’a aucun bilan personnel pour le canton Nord à l’exception des projets votés au Conseil Général et qui l’auraient été avec ou sans elle.
Vivant dans le quartier le plus bourgeois d’Asnières, sa seule ambition pour le canton est une ambition personnelle: celle de ne pas perdre les avantages attachés au mandat de conseiller général.
Les prochaines élections locales du canton nord d’Anières sont pourtant essentielles pour ce quartier et pour l’avenir politique d’Asnières, une défaite ne pourra que consolider la gauche locale dans sa satratégie de conquête.