Monsieur Malavas doit s’expliquer ou démissionner.   3 novembre 2011

Le parisien (article ci-dessous) évoque une démarche somme toute légitime de Manuel Aeschlimann qui « émet de sérieuses réserves sur la validité de la candidature de Luc Bérard de Malavas aux dernières élections cantonales de mars 2011″.

Pour ma part, je pense qu’il faut même aller plus loin ; il s’agit de savoir si dans un tel contexte Monsieur Malavas peut légitimement rester conseiller général.

En effet, à la lecture de l’article du parisien je note que ce dernier change de version au gré des éléments qui lui sont opposés.

Il jure ses grands dieux qu’il habite  à Asnières puis il corrige le tir en indiquant qu’il a une résidence secondaire lorsque le journaliste lui fait part de nouvelles informations obtenues auprès de l’administration fiscale!

Comme le souligne très justement le journaliste du parisien il aurait pu se présenter aux élections tout en étant inscrit sur une liste électorale dans le département des Hauts de Seine. Alors pourquoi chercher des subterfuges pour répondre à des questions simples ?

Monsieur Malavas doit répondre publiquement et par écrit aux interrogations qui se font jour.

Connaissant son attachement à la transparence en politique je compte sur lui pour donner l’exemple ce qui lui permettra d’ailleurs d’être un peu moins transparent sur le canton! lol3

Enfin, je m’interroge sur le silence « coupable » du candidat malheureux suspendu de l’UMP (TL) qui ne semble pas s’intéresser plus que ça à cette affaire!

Pourquoi, TL ne soutient pas l’initiative de Monsieur Aeschlimann qui fait le boulot …

D’ailleurs, au vue des dernières déclarations encourageant RAMA YADE à se présenter aux prochaines législatives (pour lesquelles TL se verrait bien suppléant) je m’étonne tout autant que cette dernière ne se saisisse pas de cette occasion  pour faire entendre sa voix.

Je l’invite donc à faire bouger TL afin que celui-ci fasse preuve de responsabilité dans ce dossier qui mérite d’être regardé de plus près.

La polémique entre élus qui fait pschitt

Matthieu Pelloli | Publié le 27.10.2011, 07h00

Luc Bérard de Malavas. | (DR.)

Il multiplie les courriers… sans réponse. Manuel Aeschlimann, l’ancien maire (UMP) d’Asnières, député de la deuxième circonscription des Hauts-de-Seine, s’est adressé au début du mois à Sébastien Pietrasanta, son successeur socialiste à l’hôtel de ville, pour lui demander « en (sa) qualité de responsable de la commission générale de révision des listes électorales […] à quel titre Luc Bérard de Malavas était inscrit sur la liste d’Asnières pour l’année 2011? » Ce dernier, également destinataire du courrier numérique, est adjoint au maire (PS) délégué à la jeunesse et conseiller général du canton nord d’Asnières.

En réalité, s’il pose la question, c’est que Manuel Aeschlimann émet de sérieuses réserves sur la validité de la candidature de Luc Bérard de Malavas aux dernières élections cantonales de mars 2011. Et suspecte, très concrètement, le conseiller général élu sur un canton de droite (NDLR : celui de Patricia Chavinier [UMP], la sortante, qui ne s’était pas représentée) de ne pas résider sur ses terres d’élection. C’est aussi ce qu’affirment des élus « anonymes » qui l’ont même suivi jusqu’à une autre adresse… à Colombes. Luc Bérard de Malavas balaie la polémique d’un revers de main.

« Je démens formellement! J’habite au 54, rue de Nanterre à Asnières. C’est là que je vis, qu’on me voit, que je reçois mon courrier et que je paie des impôts. Si la question est de savoir si j’y inviterai un jour Manuel Aeschlimann : la réponse est non! »

Le jeune conseiller général d’apparence débonnaire sait montrer les crocs quand on lui cherche des puces. Sauf qu’à l’adresse indiquée, c’est son père qui répond au téléphone. Par ailleurs, les services de la Direction générale des finances publiques sont formels : « Luc Bérard de Malavas est domicilié fiscalement sur la commune de Colombes et n’acquitte pas de taxe foncière sur la commune d’Asnières. »

Cette fois, le conseiller général se fait plus nuancé : « Je dispose d’une résidence secondaire à Asnières, où je vais dormir quand je sors d’un conseil municipal à 2 heures du matin. » Puis s’agace : « Que Manuel Aeschlimann aille au tribunal s’il a des doutes. Une manie qu’il a perdue depuis qu’il fait ça avec ses propres deniers… »

Le plus drôle — le plus tragique? — dans l’histoire… c’est qu’aucun des deux protagonistes ne dispose de l’information essentielle qui mettrait fin à leur prise de bec. La préfecture est catégorique sur ce point : selon l’article L.194 du Code électoral, un candidat aux élections cantonales doit posséder la qualité d’électeur et disposer d’une attache avec… le département.

Le Parisien
 

Cette entrée a été publiée le Jeudi 3 novembre2011 à 18 h 02 min, et rangée dans Actualité. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via son flux RSS 2.0.Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un rétrolien depuis votre site.

Aucune réponse

Laisser un commentaire

Saisissez le code de droite :
Saisissez le code a gauche Vous n'arrivez pas a lire l'image ? Rechargez la